COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’AMBASSADE D’AFRIQUE DU SUD A

PARIS


Paris.

 

 

L’Ambassade d’Afrique du Sud à Paris a, avec regret, pris note des

articles parus dans la presse ce week-end rapportant que c’était elle qui

aurait « recommandé » le chanteur ayant interprété l’Hymne National

sud-africain lors du test-match qui a eu lieu à Toulouse entre la France et

l’Afrique du Sud, le vendredi 13 novembre 2009. Tout d’abord,

l’Ambassade voudrait dire qu’elle ne peut que partager la déception de

tous les Sud-Africains devant l’interprétation faite par le chanteur.

L’Ambassade d’Afrique du Sud à Paris, en tant que représentante du

gouvernement sud-africain, ne saurait hésiter à prendre les mesures

nécessaires visant à protéger et promouvoir les symboles nationaux du

pays.

Rappel des faits. Le 4 septembre 2009, la Fédération Française de Rugby

à Paris a contacté l’Ambassade pour obtenir des noms de chanteurs sudafricains

résidant en France. L’Ambassade d’Afrique du Sud dispose,

certes, d’une liste de Sud-Africains vivant en France et répond

régulièrement à des demandes de cet ordre à ses interlocuteurs français

dans la mesure de ses moyens. Toutefois, le rôle de l’Ambassade se limite

à fournir ces informations car elle n’est pas, le plus souvent, en mesure de

confirmer la bonne foi, les références et la compétence de chacune des

personnes dont elle communique les coordonnées. En l’espèce,

l’Ambassade n’avait qu’un seul nom à donner et s’est contentée de

transmettre les coordonnées de l’agent du chanteur à la Fédération

Française de Rugby. Cela ne constituait en rien une recommandation de la

part de l’Ambassade puisque cette dernière n’avait jamais assisté à aucun

des concerts dudit chanteur et qu’il n’est point, de surcroît, un artiste

renommé.

Lors de la réunion du 8 septembre 2009 à Toulouse, les représentants du

Comité Midi-Pyrénées de la Fédération Française de Rugby ont, à leur

tour, demandé à l’Ambassade si elle avait connaissance de chanteurs sudafricains

en France. Le test-match du 13 novembre n’étant pas un

événement organisé par l’Ambassade, cette dernière a souligné que ce

n’était pas son rôle de recommander un artiste et a donc suggéré au

Comité d’en discuter directement avec la Fédération Sud-Africaine de

Rugby. L’Ambassade s’est simplement engagée à signaler la venue

éventuelle d’artistes sud-africains en tournée en France, ce qui ne fut

malheureusement pas le cas, aucun n’étant présent sur le territoire

français à ce moment-là.

A partir de là, l’Ambassade n’a plus été mise au courant de la suite

donnée à cette recherche et rejette par conséquent toute affirmation selon

laquelle ce serait elle, l’Ambassade, qui aurait choisi ou imposé le

chanteur, cette responsabilité- là incombant aux organisateurs.

En outre, puisqu’il est question de symboles nationaux, l’Ambassade

aimerait faire état d’un autre incident qui s’est produit lors du même

match. En effet, le drapeau sud-africain était hissé de manière

inappropriée, les couleurs étant inversées. Les diplomates sud-africains

assistant au match ont immédiatement porté ce fait à l’attention des

autorités françaises présentes, mais ces dernières ont indiqué qu’il était

trop tard pour rectifier l’erreur.

L’Ambassade d’Afrique du Sud en France ne peut donc en aucun cas être

tenue pour responsable du choix du chanteur lors du match de rugby du

vendredi 13 novembre, tout comme elle ne peut l’être lors de tout

événement non gouvernemental ayant lieu en France.

Le 16 novembre 2009